La prévention de l'accumulation intracellulaire de fragments de sulfate d'héparane dans les cellules de patients Sanfilippo

La prévention de l’accumulation intracellulaire de fragments de sulfate d’héparane dans des cellules de patients Sanfilippo

(Photo : Dr Ariane de Agostini - source http://medweb1.unige.ch)

La recherche est développée avec l’Université de Genève (UNIGE) et les Hôpitaux Universitaires de Genève  (HUG) et conduite par le Dr Ariane de Agostini.

Le projet de recherche conduit dans le laboratoire du Dr Ariane de Agostini, et que la Fondation Sanfilippo Suisse a mis sur pied et finance, a pour objectif d’évaluer si l’accumulation pathologique du sulfate d’héparane dans des cellules de patients atteints de mucopolysaccharidoses peut être diminuée en bloquant sa dégradation à la surface cellulaire.

Plusieurs mucopolysaccharidoses, comme la maladie de Sanfilippo (mucopolysaccharidose de type III), la maladie de Sly (mucopolysaccharidose de type VII) et plusieurs autres, aujourd’hui encore, ne disposent d’aucune option thérapeutique. Différentes approches sont explorées pour tenter de mettre sur pied des traitements efficaces. La thérapie génique, la transplantation de cellules souches, les composés chaperons, la réduction de la synthèse du sulfate d’héparane et l’infusion d’enzymes recombinantes de remplacement constituent les principaux axes de développement sur lesquels de nombreux groupes de recherche académiques et des compagnies pharmaceutiques travaillent. Il n’a toutefois pas encore été étudié si la modification de la dégradation du sulfate d’héparane pouvait limiter son accumulation dans les cellules de patients souffrant de la maladie de Sanfilippo (mucopolysaccharidose de type III). Les détails biochimiques des étapes de la dégradation de ce composé cellulaire sont encore mal connus, mais il est établi que le sulfate d’héparane, lors de sa dégradation normale, est tout d’abord coupé en gros fragments qui sont internalisés par les cellules puis coupés en tout petits fragments dans les lysosomes. Cette dernière étape est défectueuse dans la maladie de Sanfilippo, ce qui conduit à l’accumulation de gros fragments de sulfate d’héparane dans les cellules et à leur dysfonctionnement. L’hypothèse du projet conduit par le Dr de Agostini est qu’en bloquant la dégradation initiale de l’héparane on limiterait son internalisation et son accumulation pathologique à l’intérieur des cellules. Il est attendu que des voies alternatives de dégradation de l’héparane sulfate, à l’extérieur des cellules, puissent être d’autant favorisées et tout de même conduire à l’élimination rénale de ce composé. Cette hypothèse pourra être testée grâce à des produits inhibiteurs, produits développés pour des applications en oncologie.

 

 

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